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Réduire son stress avec les aliments, conseils

Les couleurs de la vie
Manger des aliments colorés

 

 

 

 

La manière dont vous mangez peut influencer votre niveau de stress.

Pensez à manger des aliments variés de toutes les couleurs.

 

 

Voici quelques conseils qui peuvent vous aider!

 

  • Les glucides lents

Choisissez des glucides lents à chaque repas, ils augmentent votre taux de sérotonine, un neurotransmetteur anti stress qui vous apaise et vous prépare mieux au sommeil le soir. Les glucides lents sont les céréales complètes, les légumineuses, le pain complet, les fruits frais  peu sucrés ou cuits mais avec leur peau par exemple.

 

  • Les sucres rapides

Ils peuvent vous booster sur l'instant, en cas de stress aigu, mais si vous voulez lutter contre le stress à long terme, diminuez les glucides rapides à index glycémique élevé. Ils entraînent des variations de glycémie et d'insulinémie très préjudiciables au maintien d'un bien être tout au long de la journée et qui vous prédisposent à stocker du gras.

 

  • La vitamine C

Augmentez votre consommation de vitamine C par la prise de fruits frais peu sucrés ( surtout pas de jus de fruits et riches en fibres comme les oranges ou les mandarines ou le kiwi. Avant la réalisation d'une tâche complexe la prise de vitamine C a montré qu'elle augmentait la résistance au stress.

 

  • Les omega trois

Augmentez votre apport en oméga trois ( DHA et EPA) en mangeant plus de poisson gras comme le saumon, les sardines ou encore des noix. Si vous n'aimez pas ces aliments, vous pouvez prendre des suppléments d'oméga trois chaque jour sous contrôle médical. Trois cerneaux de noix de Grenoble dans la matinée et en fin d'après-midi sont des atouts santé; En plus de vous apporter des omega trois, elles ont un effet coupe faim et ont un fort pouvoir antioxydant.

 

  • Le magnésium

Augmentez votre apport en magnésium. Là encore, les noix sont intéressantes tout comme les amandes, les noix de cajou, les céréales complètes, les artichauts et les épinards, le chocolat mais attention au sucre rapide qu'il contient. Si vous préférez, n'hésitez pas à prendre un supplément de magnésium, de préférence associé à la vitamine B6 mais demandez conseil à votre médecin, aucun complément alimentaire ne devrait être consommé sans un avis médical.

 

  • Les produits laitiers
  1. Le petit lait contient du tryptophane qui se transforme en sérotonine, neurotransmetteur relaxant et apaisant. Pour être efficace, le petit lait doit être pris avec des glucides et sans autre protéine car celles-ci contiennent d'autres acides aminés qui sont alors en compétition avec le tryptophane.
  2. Les produits laitiers sont riches en calcium peuvent vous aider à dormir grâce à leur richesse en calcium. Celui-ci joue un rôle dans la sécrétion de mélatonine qui est l'hormone du sommeil. Si vous avez une intolérance au lactose, choisissez des laitages qui n'en contiennent pas, comme le lait sans lactose, les yaourts qui contiennent des bactéries qui permettent une meilleure tolérance au lactose et contiennent une enzyme, la betagalactosidase qui permet la digestion du peu de lactose contenu dans le yaourt.

Rappelons ici aussi que d'autres aliments sont source de calicum, les légumes verts, les légumnieuses, les algues.

 

  • La vitamine D

C'est une vitamine primordiale et il semble intéressant d'en parler ici. Bien que n'ayant pas un rôle direct sur le stress la vitamine D agit sur de nombreuses fonctions de l'organisme.

Les études montrent une action notamment sur l'immunité. Un manque de vitamine D peut entraîner de la fatigue, notamment par une sensibilité accrue aux infections et peut donc accroître par ce biais les sensations de stress.

Etant donné qu'une grande partie de la population est carencée en vitamine D, il est important d'avoir un apport optimal. En dehors d'une exposition solaire d'au moins 20 minutes par jour (ce qui est bien rare notamment en hiver), cet apport est difficile à réaliser sans une supplémentation médicamenteuse. 

Une étude conduite sur des vétérans aux USA souffrant à la fois de douleurs chroniques et de troubles du sommeil a montré qu'une supplémentation en vitamine D améliorait le sommeil. Bien dormir est favorable à la rédution du stress.

Les aliments qui contiennent de la vitamine D sont ceux qui en sont enrichis et aussi le saumon, le maquereau, la truite, le thon rouge, le jaune d'oeuf.  Les recommandations internationales des experts sont bien supérieures à celles faites par les autorités. N'hésitez pas à en parler à votre médecin.           

  • Les protéines

Les protéines et surtout les acides aminés essentiels qui les composent sont cruciales pour l'organisme. Elles ne peuvent être apportées que par l'alimentation.

 

L'ensemble des acides aminés est essentiel pour assurer le maintien idéal de la masse osseuse et musculaire, dont celle du coeur, la structure de nos organes, de la peau ainsi que la fabrication des hormones, enzymes corporels, neurotransmetteurs, dans l'immunité.

 

Elles interviennent dans tous les processus physiologiques, servent aussi de molécules de transport à d'autres éléments, bref elles sont indispensables à la vie. Au cours d'un régime ou de tentatives de restriction, si ceux-ci sont carencés en protéines et surtout en acides aminés essentiels, le corps va puiser dans ses réserves protéinés, donc ses propres tissus, pour effectuer toutes les missions qu'il a à accomplir.

 

C'est ainsi que les muscles vont être dégradés, puis les organes. La fatigue du corps qui va s'ensuivre va réduire notablement les possibilités de résistance au stress.

 

Il faut aussi se rappeler que les neurotransmetteurs ont pour précurseurs des acides aminés et si ceux-ci viennent à manquer la communication entre les neurones se fera mal.

Les émotions, les sentiments, la communication interpersonnelle, les fonctions cognitives, apprentissages sont dépendantes d'un apport idéal en acides aminés.

La pensée, l'esprit ont un support chimique et matériel!En cas d'anxiété, de dépression, de burn out, surveillez vos apports protéinés!              

 

  • Le thé vert et le thé en général, attention!

On attribue au thé vert de nombreuses vertus, notamment antioxydantes en raison notamment de sa teneur en catéchines et polyphénols. 

Un aliment antioxydant est toujours favorable à la résistance au stress qui est lui même "oxydatif" mais la vérité est que le thé contient de la caféine tout comme le café et peut être potentiellement excitant tout comme lui même si la quantité est moindre.

 

Quand on est très stressé mieux vaut être très vigilant avec la consommation de café et de thé! Il faut savoir aussi que le thé contrarie l'absorption du fer, ce qui peut être ennuyeux chez les femmes non ménopausées.

 

De nombreux autres facteurs interviennent également dans la résistance au stress, d'autres vitamines et minéraux ont une influence.

Le fait d'avoir une activité physique régulière et le maintien d'un mental optimal présentent un impact positif sur la gestion du stress mais le simple fait de suivre ces quelques conseils basiques alimentaires peut vous apporter du bien être.

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La pause salutaire

La nature est sans limites
Respirez!Aérez votre esprit!

Je vous propose un exercice très simple.Cet exercice peut s'assimiler à une sieste éclair.

C'est peut être étrange pour certains d'entre vous qui pensent que de ne rien faire est une perte de temps, qui veulent toujours en faire plus et beaucoup.

Pourtant c'est dans ces moments là que nous rechargeons notre corps en énergie.

Essayez! Trois minutes par jour c'est peu et en même temps c'est le temps qu'il faut à notre cerveau  pour devenir inexistant  quand nous ne respirons plus!

 

Je vous propose de vous octroyer seulement 3 minutes par jour au moment où vous le désirez pour vous arrêter un instant à l'intérieur ou à l'extérieur.

 

Vous pouvez rester debout ou vous asseoir ou vous allonger.

Vos yeux peuvent avoir envie d''être fermés ou ouverts pour être plus confortables.

Quand vous avez choisi votre position qui peut être fixe ou en mouvement, cela n'a pas d''importance,  je vous invite à observer tout ce qui vous entoure, les bruits,  les rythmes,  les odeurs, aussi tout ce que vous pouvez capter grâce à vos cinq sens, comme les saveurs, les sensations dans votre corps, la température ambiante, la position de votre corps, etc.

 

Si vos yeux sont ouverts vous pourrez regarder sans regarder ....ce qui vous entoure, peut-être découvrirez-vous pour la première fois qu''un objet pourtant familier a soudain une particularité que vous n'aviez pas remarquée?

 

Si vos yeux sont fermés, vous pouvez regarder les images qui défilent ou pas ou voir autrement ce qu''il y a autour de vous ou loin de vous.

Si vous avez la main sur un tissu ou sur un objet essayez d'apprécier le contact, la forme, la consistance. Ensuite observez votre corps de l'extérieur ou de l'intérieur comme si vous le visitiez pour la première fois.

La position de vos jambes, vos pieds, vos bras, votre tête, vos épaules, votre ventre etc.

Observez sans juger si des endroits de votre corps sont plus souples ou plus tendus, plus frais ou plus chauds, anesthésiés ou sensibles etc... Puis prenez un moment pour observer votre respiration sans chercher à la modifier.

 

Vous pouvez faire cette pause telle quelle .

Et bien sûr la faire quand vous ressentez un moment de bonheur ou aussi de mal être et dans ce cas prolonger l’exercice par un autre exercice qui est la chosification de l’émotion que je vous apprendrai ...plus tard.

Vous pouvez aussi tout simplement accepter cette émotion, reliée à des sensations, imaginer que c'est une boule de papier et la jeter mentalement ou réellement dans la corbeille ..... s'il y en a une près de vous, ce qui est probable si vous êtes au bureau.

Surtout faites quelque chose !

 

 

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Pistes pour gérer le stress professionnel

Ci dessous nous vous proposons de lire l'article qu'a écrit Catherine Balme pour le magazine ici-londres dans la rubrique business,pour lutter contre le stress professionnel.

Il vous apportera déjà quelques pistes de réflexion .

 

Depuis quelque temps déjà, il semble y avoir une réelle cristallisation des médias sur les phénomènes de stress au travail. Les récents suicides d'employés de France Telecom n'ont fait qu'attiser ce phénomène.

Pourtant le stress professionnel a toujours existé et bien que tout le monde se plaigne de contextes professionnels de plus en plus axés sur la performance, la rapidité, la réactivité de demandes managériales parfois irréalistes, il y a en parallèle une réelle préoccupation des pouvoirs publics, des soignants et des chefs d'entreprise à l'amélioration des conditions de travail dans un monde où malgré tout l'humain est au cœur du système.

Le stress et sa mauvaise gestion ont un coût économique certain car ils sont générateurs d'arrêts de travail, d'accidents du travail, d'arrêts maladie, et d'une baisse de la productivité.

 

Qu'est-ce que le stress ?

 

Le stress au travail peut être défini biologiquement comme une réaction globale d'alarme , de mobilisation des ressources énergétiques de l'individu qui doit faire face à un évènement soudain et imprévu.

Une cascade d'évènements biologiques se met alors en marche afin de permettre la protection de l'individu, après quoi il y a un retour au calme.

On peut donc dire qu'au départ la réaction de stress permet à l'individu de réagir de façon à assurer sa protection et l'homéostasie ou l'équilibre de son système.

 

Il y a problème quand la réaction est inadaptée ou que le stress est chronique et répété car il y a alors un épuisement des ressources entraînant diverses pathologies et problématiques.On parle alors de surstress ou de stress dépassé.

 

Dans le monde du travail on utilisera plutôt une définition psychologique

(qui est bien entendu supportée par des phénomènes biologiques ) .

 

"Un état de stress survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face’’.

(Accord National Interprofessionnel du 2 juillet 2008 sur les risques psychosociaux en entreprise)

 

Le stress est d'abord quelque chose de très personnel.

 

En effet selon votre nature, votre génétique et vos expériences de vie, vous serez plus ou moins armé face au stress. Le stress est un phénomène vital pour avancer, réaliser, se mettre en mouvement.

Dans le cas de réactions anormales au stress ou d'un stress chronique, 

l'individu n'a plus de réserves pour y faire face et se trouve dans un état de stress dépassé.

Un stress chronique est par exemple représenté par des demandes pressantes permanentes à un individu incapable d'y faire face ou en situation d'échecs répétés par rapport aux demandes qui lui sont faites. Celui-ci peut alors décrire un ressenti de harcèlement psychologique.

 

Un stress aigu se voit par exemple lors d'un accident violent comme une explosion dans le cas de l'usine AZF.

 

Le stress post traumatique peut se développer après un stress violent et aigu comme celui de cette explosion ou bien après un stress chronique et de haute intensité aussi.

 

Cela peut même aller jusqu'à l'installation d'une névrose post traumatique.

 

Là encore il existe énormément de variations interpersonnelles. C'est ainsi que se créent les situations de burnout, voire de dépression.

 

Comment prévenir et vaincre un état de stress dépassé ? Quelques clés…

 

Au niveau  managérial.

Nous savons que les situations de stress sont mieux gérées quand :

 

-L'espace de travail est agréable, clair (ergonomie, conditions de travail)

 

-Les systèmes d'information des salariés concernant la vie de l'entreprise existent et sont clairs (couper court aux rumeurs, aux non dits)

 

-Les salariés sont impliqués dans les processus de l'entreprise.Le fait d'avoir une sensation de contrôle sur les évènements de notre vie est très positif (la notion d'impuissance est négative).

 

-La bonne cohésion des groupes (esprit d'entreprise) et l'adhésion aux idéaux collectifs (culture d''entreprise) sont favorisées .

La définition d'objectifs clairs et réalisables ayant un sens par rapport aux objectifs globaux de l'entreprise est primordial.

Le repérage de difficultés d'un salarié, d'un manager est essentiel ainsi que le soutien des collègues et du manager lui-même, voire des N+1, N+2, voire de la direction.

 

-Les individus sont respectés, écoutés et leurs préoccupations personnelles prises en compte, notamment les ambitions de carrière. 

 

Au niveau individuel.

 

Renforcer ses capacités de défense psychologiques :

 

-Apprendre à mieux se connaître (forces et faiblesses, priorités, limites, confiance en soi, estime de soi)

 

-Meilleure gestion et respect de soi (savoir refuser, dire non…)

 

-Meilleure gestion de son temps

 

-Apprentissage de techniques mentales pour changer des comportements inefficaces et mieux gérer ses émotions, prendre recul, accepter de ne pas être parfait etc.

 

-Améliorer sa communication interpersonnelle

 

-Dénouer et régler les conflits problématiques relationnels « stressants »

 

-Entretenir sa motivation ( définir des objectifs vibrants et clairs, réalisables , objectifs à court terme, moyen terme et long terme, se protéger de la proscratination, accepter son imperfection etc.)

 

Agir sur la résistance au stress en général :

 

-Mieux se nourrir

-Diminuer ou mieux stopper le tabac, l'alcool ou la drogue

-Avoir une activité physique adaptée à soi 

-Bien dormir, savoir prendre du repos 

-Avoir des loisirs

-Avoir une vie relationnelle satisfaisante et nourrissante

-Consacrer du temps aux autres projets de sa vie ( réfléchir au sens de sa vie)

 

On se rend compte que la prévention des risques psychosociaux prend en compte les trois niveaux de prévention.

Le niveau 1 avec les actions sur la politique managériale globale de l'entreprise et les conditions de travail.

 

Le niveau 2 avec un accent mis sur la sensibilisation, l'information et des apprentissages nouveaux sous forme de stages de gestion du stress , stages en stratégie de communication et stages de vitalité optimale.

 

Le niveau 3 est un niveau , comme nous l'avons expliqué, vise plus à une assistance particulière d'individus ou d'équipes en grande souffrance, afin de les aider à réintégrer la famille "entreprise" dans de bonnes conditions.

 

Cette prévention vise, en privilégiant le bien être et le plaisir à travailler des acteurs de l'entreprise à augmenter sa compétitivité et ses performances financières.

 

 

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Le burnout de Sophie

Apprendre à lâcher prise
Savoir se décharger

L’histoire de Sophie est vraie.Cette histoire ressemble à bien d'autres.

 

Vous y reconnaîtrez certaines des caractéristiques spécifiques des personnalités les plus enclines au burnout comme la grande exigence professionnelle, le perfectionnisme, la tendance à la frustration, la critique, la rancœur qui s’installe et la chute finale, souvent brutale que personne n’attend.

 

A l’époque je travaillais pour une grosse entreprise de BTP (environ 5000 salariés).

Un accompagnement avait été demandé pour Sophie, ingénieur de 35 ans, afin de booster ses potentiels, sa performance et de l’aider à aménager son temps de travail et la gestion de ses multiples tâches.

Sophie, mère de trois enfants en bas âge, est très impliquée dans son job, a une ambition phénoménale.

D’emblée, je note son côté perfectionniste et exigeant, envers elle et envers les autres.

Elle a la critique facile envers ceux qui n’atteignent pas leurs objectifs.

En plus de ses capacités intellectuelles indéniables et de son ascension rapide, c’est une très jolie fille et très vite elle m’avoue rencontrer des animosités auprès des autres femmes et elle revendique son droit à être comme elle veut être.

Dans un milieu d’hommes ce n’est pas évident.

Elle veut tout mener de front à la perfection et ne veut pas s’attarder sur certains symptômes qui commencent à se manifester: une certaine frustration, une certaine aigreur, des désaccords avec des collègues, des divergences avec son patron dans les discussions qu’elle n’ose pas remettre en question verbalement.

Elle ne parle pas de fatigue au début et continue à s’astreindre en plus de son travail et de sa vie de mère de famille des heures de sport démesurées afin de se tenir au mieux de sa forme.

La première séance de coaching se passe très bien, Sophie adhérant au principe à 100%, y voyant une occasion supplémentaire de performance. Pourtant, je sens que Sophie est sur la mauvaise pente. Je me demande comment rattraper les dégâts, comment obtenir d’elle qu’elle puisse prendre du recul et s’accorde du temps, des loisirs.

Elle me dit que cela n’est pas possible, qu’elle a des obligations, que dans sa famille, la valeur travail est essentiel, que si l’on ne travaille pas on n’est rien du tout.

En gros, c’est marche ou crève!

Sophie en fait trop, trop vite, trop fort.

Je demande à Sophie de restreindre le rythme, de prendre du temps pour elle, de laisser un peu de côté les tâches ménagères, de partir plus tôt du travail. Rien n’y fait, Sophie a la tête dans le guidon, il est déjà trop tard.

 

Elle vient à la seconde puis la troisième séance avec plaisir, c’est son espace de liberté, mais au travail personne n’est au courant que Sophie est au bord du burnout.

De mon côté, comment intervenir sans rompre la confidentialité ?

En effet, je ne peux faire beaucoup plus puisque Sophie ne reconnaît pas son mal être. Un jour, Sophie m’appelle, elle est en arrêt de travail, elle a fait une crise de panique majeure au volant de sa voiture, sur l’autoroute.

A un moment, l’angoisse, irrépressible, si longtemps contenue, a fini par trouver un chemin d’expression, la crise de panique, sur une voie d’autoroute, mettant Sophie en danger, ainsi que ses enfants qu’elle conduisait.

Cette fille surdouée, belle, intelligente, performante a été rattrapée par la vie ( c’est ce que je dis à mes clients, de savoir lever le pied avant que la vie ne s’en charge).

Sophie a été sous antidépresseurs pendant longtemps, d’ailleurs aujourd’hui leur utilisation est très controversée dans le burnout. D’ailleurs ils n’ont pas été très efficaces.

Après un temps d’arrêt, j’ai repris Sophie en main, son patron a prolongé le coaching et Sophie a fait des progrès, enfin.

Elle a pris conscience que la vie qu’elle menait ne lui correspondait plus, elle a décidé de monter sa propre entreprise, l’entreprise dont elle rêvait.

Pourtant Sophie avait un avenir certain au sein de son entreprise, c’était l’une des étoiles montantes, personne n’a rien vu venir. Et Sophie a quitté l’entreprise.

 

Cet exemple pourrait être celui de bien d’autres que j’ai connus aussi.

Ce que je voudrais signaler ici, c’est que si, dans l’entreprise de Sophie, il y avait eu une démarche collective et globale de bilan des risques psychosociaux, Sophie n’aurait pas attendu si longtemps pour être détectée et aidée.

 

Souvent, on m’adresse des salariés, des managers, au bord du gouffre, comme si d’un coup de baguette magique nous pouvions tout changer.

Quand quelqu’un est sur la corde raide, au bord du burnout c’est souvent trop tard.

Alors, je ne peux que recommander des actions préventives collectives, la formation des managers à la détection des individus à risque, la mise en place de l’entraide entre collègues et de toute mise en œuvre du bien être des personnes au sein de leur travail.

Sophie est quelqu’un d’exceptionnel, son entreprise n’a pas su la garder.

 

 

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Le burnout, des symptômes à la biologie

Le burn out, on en parle de plus en plus.D'abord décrit au sein des professions d'aide à la personne comme chez les médecins, les infirmières, les travailleurs sociaux,  il est devenu une réalité dans tous les métiers.

 

 Revenons à la définition du burn out selon l'OMS:

 

"le burn out se caractérise par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d'incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail".

 

Le burn out est toujours lié au travail et atteint tous les niveaux de hiérarchie dans l'entreprise.

C'est à la suite d'un stress chronique, répété, qu'on appelle aussi dépassé, que le burn out se déclenche.

Bien que ce syndrome d'épuisement professionnel puisse avoir de nombreuses manifestations psychologiques, somatiques, comportementales, on peut tout de même distinguer un ensemble de signes révélateurs qui doivent alerter.

 

Sur le plan physique

 

-La fatigue, elle est constante, souvent intense, présente dès le matin.

 

-Sommeil perturbé, non réparateur

 

-Des douleurs diverses  articulaires, digestives, etc pouvant aller jusqu'à des symptômes organiques comme un ulcère gastro duodénal.

 

-Des problèmes cardiovasculaires avec élévation de la pression artérielle.

 

-Des troubles alimentaires (baisse ou augmentation de l'appétit, compulsions).

 

-Une tendance à être plus vulnérable aux infections( baisse du système immunitaire).

 

Dans l'ensemble, tout peut exister et aucun symptôme n'est vraiment pathognomonique du syndrome d'épuisement professionnel d'autant que d'autres pathologies comme la dépression peuvent présenter ces troubles. 

 

Sur le plan psychique

 

-La fatigue psychique se manifeste par une difficulté de concentration et de mémorisation, des oublis.

 

-Un besoin de s'isoler, l'évitement des collègues, déjeuner seul dans son bureau.

 

-Démotivation face au travail avec une implication paradoxale au niveau des horaires, du temps passé au bureau qui n'apporte pas les résultats escomptés ni la reconnaissance nécessaire et donc accroît par la même les sentiments de frustration, d'impuissance et de baisse de l'estime de soi.

 

-Phases d'irritabilité, de colère inexpliquée, de pleurs

 

Le collectif doit porter toute son attention vers la ou le collègue qui présente de tels signes car la personne en souffrance a plutôt tendance à se distancier de ses collègues et à ne pas demadner d'aide. De plus il n'est pas agréable de fréquenter voire d'aider quelqu'un de mauvaise humeur qui se retranche dans son bureau, fait bande à part. 

 

Pourtant, si un de vos collègues auparavant plus joyeux, plus coopératif, se met à fonctionner de cette manière, c'est là qu'il faut réagir. 

 

Il est à noter que le burn out peut toucher tout le monde avec une prédilection pour les personnalités perfectionnistes, les personnes qui ont une conscience élevée de leurs responsabilités au travail.

Comme nous l'avons précisé dans notre article sur le stress professionnel, la façon dont réagissent les individus au stress est vraiment personnelle, des facteurs génétiques, psychologiques propres ne rendant pas tous les individus égaux face au stress.

De nombreux moyens d'augmenter sa résistance au stress existent et il est important de les apprendre et de les mettre en pratique dans sa vie quotidienne.

 

Sur le plan biologique

 

Des découvertes importantes ont été faites concernant la distinction entre dépression et burn out.

Dans les états de stress chroniques et de dépression de nombreux neurotransmetteurs entrent en jeu.

Nous savons aujourd'hui faire la différence entre burnout et dépression grâce au dosage du cortisol dans la salive.

il apparaît que dans la dépression le taux de cortisol est élevé alors qu'il est bas dans le burnout.

Cela devrait permettre aux médecins de faire des diagnostics plus précis d'autant que nombre de burnout sont traités par les antidépresseurs.

Les micronutritionnistes préconisent de ne pas traiter le burnout avec les anti dépresseurs, notamment il apparaît que les recapteurs de la sérotonine ne sont pas efficaces dans ce syndrome sauf s'il est associé à une dépression avérée.

 

Le traitement du burn out est avant tout basé sur quatre grandes notions

 

-la soustraction assez longue du milieu professionnel 

 

-un suivi psychothérapeutique adapté 

 

-une rééquilibration nutritionnelle et micronutritionnelle

 

-la réinsertion, après la période de réparation dans le milieu professionnel avec réadaptation du poste, clarification managériale qui consiste à définir des objectifs plus clairs, plus gratifiants, définir ensemble des moyens de reconnaissance etc.

 

La prévention des risques psychosociaux prend ici toute son iimportance puisqu'elle vise directement à prévenir de tels débordements dans l'entreprise. 

 

L'accompagnement, mené par un professionnel de la santé, consistera notamment à augmenter l'estime de soi et la confiance en soi.

Il permettra de mieux définir ses priorités, ses limites, d'apprendre à dire non.

Aussi d'apprendre à repérer les signaux du stress et les gérer rapidement.

 

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La corbeille

Si vous avez pratiqué l'exercice du changement quotidien, vous avez pu noter que celui-ci a provoqué des petits ou grands changements dans votre quotidien.

Ou peut-être ces changements sont en marche à l'intérieur de vous de façon tellement naturelle que vous ne vous en rendez pas encore compte.

Je vous propose d'essayer cet exercice maintenant, les deux pouvant être démarrés d'ailleurs le même jour.

La corbeille, c'est un moment que vous déterminez à l'avance.

Vous choisissez le lieu, le temps que vous allez y passer, quelques minutes suffisent. Et chaque jour vous refaites la même chose, au même endroit, pendant le même laps de temps.Il s'agit d'un moment pour vous, d'un rituel pendant lequel vous allez prendre le temps d'examiner tout ce qui vous dérange, vous peine, vous met en colère.

Pendant ce moment vous ne vous occupez que de cela, rien d'autre.

Si quelque chose vous a dérangé récemment c'est le moment de vous le rappeler.

Si vous avez une vieille rancœur allez-y, c'est le moment de l'observer, si le monde entier vous insupporte, c'est bien râlez, critiquez, hurlez si besoin..

Si vous avez envie de critiquer, faites-le à ce moment là, de pleurer aussi etc.

Par contre, quand le temps (3minutes, 5 minutes etc.) est terminé vous stoppez.

Si vous vous rendez compte que vous avez déterminé un temps trop court alors ajoutez quelques minutes mais 10 minutes pour la corbeille est un maximum.

Je conseille de le faire tout simplement au moment de la douche, le matin ou le soir ou les deux, pourquoi pas?

Quand l'eau part dans le goulot de la douche, vous pouvez laisser partir avec elle toutes ces choses qui vous dérangeaient.

Dans le reste de la journée ou ...de la nuit, quand une émotion ou un sentiment parasite vient vous perturber à un moment où vous êtes accaparé par une autre tâche et que ce n'est pas le moment de votre corbeille, acceptez simplement cette émotion ou ce sentiment sans les rejeter et imaginez qu''ils s'en vont dans le goulot de la douche ou du bain ou que c''est une boule de papier que vous jetez à la corbeille.

Dites à cette émotion, ok je te reçois 5 sur 5 mais désolé, je ne peux pas m'occuper de toi maintenant, je suis en train de faire autre chose d''important.

Je m'occuperai de toi dans mon moment corbeille. Essayez vous serez surpris.

Bien des gens oublient d'utiliser leur cerveau pour des choses simples !

 

 

 

 

 

 

 

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Formation Hypnose et Connaissance de soi à Paris

Nous venons de terminer notre week end de formation à Paris.

Ce moment a été un moment riche d'émotions, de partage .

Venez partager vos émotions et souvenirs avec nous !

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Commencer à changer de comportement

Que ce soit le premier Janvier, le deux ou le 15 Février ou n'importe quand n'a aucune importance. Ce premier exercice est un exercice que vous pouvez faire quand vous voulez. Je vous propose pendant une semaine de changer un petit quelque chose chaque jour, boire du thé à la place du café, changer de tasse, essayer une nouvelle route , un nouvel aménagement, prendre votre douche ou bain à un autre moment de la journée , faire un geste d''une autre manière . La plupart des gens sont amusés par cet exercice alors amusez vous! Vous vous rendrez compte que vous n''aimez pas du tout changer certaines choses comme votre place à table ou dans votre lit !! D'autres seront faciles et génératrices de plaisir. La semaine prochaine, si vous le voulez bien poursuivez l''exercice ....et on en ajoutera un autre que vous aurez le choix de faire ou de ne pas faire ...............'

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Arrêter de fumer sans grossir

Arrêter le tabac et ne pas grossir ?

 

Chaque cas doit être considéré de façon individuelle.

En effet êtes-vous de poids normal ou avez –vous déjà quelques kilos en trop ?

Quel est votre métabolisme, votre activité physique ?

Fumez vous beaucoup ou peu ? Avec quelle ancienneté ?

Il est essentiel de tenir compte également de votre âge, sexe, antécédents médicaux et psychologiques.

 

 

Que savons nous des fumeurs ?

Les fumeurs pèsent en moyenne 3,2 kg de moins que les non fumeurs

Lorsqu’on arrête de fumer on prend environ 2,8 kg en un an (de 0.8 à 8.2),

Les fumeurs consomment généralement moins de fruits, de légumes frais, peu de produits céréaliers peu de produits laitiers, peu d'huile végétale, peu de fibres, peu de vitamines et peu de desserts sucrés.
Ils mangent plus salé, boivent plus de café consomment plus de graisses saturées.

 

Quelques conseils de base à mettre en place dès que vous décidez d’arrêter le tabac..

 

Voici ce que je vous conseille de faire avant même d’arrêter de fumer, par exemple une à deux semaines avant l’arrêt total

Vérifiez bien votre motivation afin de mettre toutes les chances de votre côté

Commencez par faire l’analyse écrite précise de votre comportement alimentaire de façon consciente et améliorez sans excès les déficits et aberrations :

Mangez de façon plus régulière

Faites au moins trois repas par jour et éventuellement 1 à 2 collations (laitage et/ou un fruit frais)

Augmentez la proportion de fruits, légumes, laitages maigres et poissons maigres et gras

Diminuez le sel et les viandes grasses

Prenez des huiles à fortes proportions d’oméga 3 (colza, noix, noisette, pépins de raisins)

Choisissez des aliments glucidiques complexes à bas index glycémique comme les céréales complètes (riz complet), les légumineuses.

Si vous affectionnez les sucres rapides, prenez les à la fin d’un repas équilibré, jamais seuls

Chaque repas doit contenir au moins une protéine , un ou deux légumes cru ou al dente , une cuillerée à soupe d’huile , une ration de glucides complexes correspondant à la moitié de la ration de légumes et un laitage comme un yaourt maigre . 

Le petit déjeuner doit contenir une protéine en plus d’un glucide lent

Augmentez votre activité physique (20 minutes de marche par jour peuvent être suffisant selon votre métabolisme de base)

Apprenez des méthodes anti-stress (hypnose, méditation et pratiquez vos hobbies favoris)

Apprenez à changer de comportement grâce aux thérapies brèves

Le Magnésium, certains oligoéléments, certaines vitamines, certains précurseurs de neurotransmetteurs comme le tryptophane ou la glutamine selon les cas peuvent être de sérieux alliés pour atteindre votre objectif.

 

 

Enfin le meilleur moyen est de vous mettre entre les mains d’un professionnel capable d’interagir avec tous ces aspects qui saura tenir compte de vos particularités et vous mener à bon port. 

 

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